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Novembre-décembre 2018

 

 

 

AFRO-AMERICAINS ET DROITS CIVIQUES

DANS LE CINEMA AMERICAIN
 

 

 

Il y a 50 ans, le 4 avril 1968, le pasteur Martin Luther King était assassiné sur le balcon d'un motel à Memphis dans le Tennessee. Aujourd’hui son combat pour l’égalité raciale et la justice est malheureusement toujours d’actualité aux Etats-Unis. Pourtant, ce pays doit aux descendants d’esclaves une grande partie de sa culture et de son rayonnement international. Que ce soit dans la littérature, la musique, le cinéma ou la peinture, les afro-américains ont créé des œuvres qui en disent beaucoup sur leur condition et leurs engagements.

A l’occasion du Mois du Film Documentaire, nous vous proposons de les découvrir ou redécouvrir à travers trois films abordant l’un la littérature (I am not your Negro), l’autre la peinture (Noire est la couleur) et le troisième, enfin, la musique (Black Music : des chaînes de fer aux chaînes en or). Ces films seront projetés à la Médiathèque François Mitterrand, dates à retrouver dans notre agenda



Mais nous vous proposons également de parcourir dans nos collections des œuvres emblématiques de l’histoire des Noirs aux Etats-Unis, sur notre page musique et ci-dessous.

 

L’histoire de la lutte pour les droits civiques se retrouve dans celle du cinémaLa représentation des afro-américains dans cet art fut en elle-même une longue conquête. La  naissance du cinéma coïncide avec la promulgation en 1896 de la loi dite « Jim Crow » sur la ségrégation raciale, qui met en place une vision de la société que l’on retrouvera sur les écrans. Dans le cinéma de fiction, le premier personnage noir apparaît en 1903, dans une adaptation par Edwin S. Porter du célèbre roman de Harriet Beecher Stowe, La Case de L'Oncle Tom. Mais c’est un acteur blanc déguisé en noir qui interprète le personnage principal, une pratique que l’on retrouvera ensuite dans de nombreux films…
Dans son livre Images du Noir dans le cinéma américain blanc, Régis Dubois définit les stéréotypes fabriqués par Hollywood pour donner une certaine représentation de l’afro-américain : il y a bien sûr le bon « Oncle Tom », gentil et obéissant. Mais aussi la « Mamma » toute aussi dévouée, dont l’incarnation la plus fameuse reste la nounou de Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent. On peut citer encore le « Buck », un personnage hypersexué, violent et contestataire, qui met en danger la communauté WASP en violant ses femmes... Ce dernier apparaît dans le film fleuve de David W. Griffith, Naissance d’une nation, un film très contesté pour son racisme car les stéréotypes qu’il installe semblent justifier les actions du Ku-Klux-Klan. Ces stéréotypes auront cours dans presque tous les films mettant en scène des afro-américains jusque dans les années 50.

Pourtant, le cinéma destiné au public afro-américain apparaît dès les années 20 : le Race Movie. Un peu comme pour les séries B fabriquées à la chaîne dans un objectif de pur divertissement, on y retrouve les grands genres du cinéma classique, le drame, la comédie, le western… Les premiers rôles y sont tenus par des acteurs à la peau plus claire tandis que ceux de type plus africain se retrouvent dans les rôles subalternes ou de méchants. C’est une façon pour les producteurs, issus d’une certaine catégorie d’afro-américains du nord des Etats-Unis plus aisée et moins soumise à la ségrégation, de se démarquer et montrer sa volonté de  s’intégrer. Les petits studios à l’origine de ces films disparaîtront après la guerre. Et à la même époque, la société change…

 


La musique venue des Afro-américains telle le jazz ou le be-bop les rend plus populaires auprès des blancs. Au cinéma, des noirs commencent à obtenir des premiers rôles. Sidney Poitier est l’acteur emblématique de cette période avec des films à succès : La chaîne (1958), Porgy and Bess (1959), Le Lys des champs (1963) qui lui vaudra l’Oscar du meilleur acteur (le premier remporté par un acteur afro-américain) ou encore plus tardivement en 1967 Dans la chaleur de la nuit et Devine qui vient dîner, deux films dont le propos dénonce ouvertement le racisme. En cette fin des années 60 le combat mené par Martin Luther King et d’autres figures du Mouvement pour les Droits civiques atteint son apogée et conduit à l’abolition des lois de ségrégation.


Le cinéma fait par des noirs et pour des noirs renaît alors avec le phénomène de la Blaxploitation, des films souvent violents qui veulent refléter les aspirations et les difficultés des afro-américains dans les grandes villes, où ils sont particulièrement touchés par la pauvreté. Si la période de fabrication de ces films est assez courte (début des années 70), ils marqueront durablement les esprits et de nombreux réalisateurs leur rendront hommage par la suite, dont Quentin Tarantino avec Jackie Brown.
La fin des années 70 et les années 80 voient la généralisation des blockbusters qui plaisent à tous les publics et laissent peu de place aux revendications identitaires. Dans cette masse de films un cinéma indépendant continue néanmoins d’exister et le réalisateur qui se distingue pour les afro-américains est Spike Lee. Avec notamment Do the right thing (1989), Jungle fever (1991) ou son portrait de Malcolm X (1992), il montre crûment les tensions raciales dans son pays.

Aujourd’hui les afro-américains semblent avoir gagné une certaine reconnaissance dans la société américaine même si les tensions entre communautés sont toujours vives. Les cinéastes s’emparent des grandes figures qui ont marqué l’histoire de la lutte pour les droits civiques et on voit apparaître de plus en plus de biopics ou films historiques qui se sont donné pour mission de secouer les mémoires. Avec Selma (2014), La couleur des sentiments (2011), Les figures de l’ombre (2016) ou le récent et très réussi Detroit (2017), l’Amérique semble vouloir faire face à ses démons…

 

 

 

 

 

 



Cinéma américain et droits civiques - les documentaires

L'homme qui court  ; Classified X
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Freedom on my mind
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Muhammad Ali, the greatest
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Black music des chaînes de fer aux chaînes en or
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Marc-Aurèle Vecchione

Free Angela and all political prisoners
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Cinéma américain et droits civiques - les fictions

Mississippi burning
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Sweet sweetback's baad asssss song
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Ali
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Du silence et des ombres
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