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Instagram :  Retrouvez ici les images issues des collections patrimoniales de la Bibliothèque municipale de Tours

 

 

Enluminures : Cette base de données propose la consultation gratuite de plus de 80 000 images d'enluminures conservées dans les manuscrits médiévaux des bibliothèques municipales françaises, dont les manuscrits de Tours.

 

 

 

CCfr : à partir de ce lien vous pouvez accéder au Catalogue général des manuscrits des bibliothèques de France, à la base Patrimoine (qui contient une partie des fonds patrimoniaux des bibliothèques publiques françaises) et à la base PALME (catalogue des manuscrits littéraires français du 20e siècle). La Réserve des livres précieux de la bibliothèque ainsi que les ouvrages de l'Ancien Fonds (1940-1954)  y sont présents.

 

  

 

Bibliothèques virtuelles humanistes (Centre d'Etudes supérieures de la Renaissance de Tours) : plusieurs de nos ouvrages du 16e siècle issus principalement du fonds Marcel sont consultables sur cette base.

 

 

 

 

 



 

Edito novembre-décembre 2016

 

 

Les fausses adresses dans la librairie ancienne

Contrefaçons, pamphlets et facéties

 

A Tours,

Dans le bureau du fond à gauche, derrière le grand fichier.

MM.XVI.

 

Dans le monde de l’édition, l’adresse est la mention présente au pied de la page de titre d’un ouvrage. Elle donne le lieu d’édition, l’identité de l’éditeur et, le plus souvent,  la date de parution.

La page de titre ne prend pas sa forme moderne immédiatement avec  l’invention de l’imprimerie. On conserve, parfois jusqu’assez tardivement au XVIe siècle, les habitudes héritées du manuscrit : la première page s’ouvre directement sur l’incipit (le début du texte) ; les informations relatives au libraire ou à l’imprimeur sont portées au colophon (la dernière page).

 

La Marque à la sphère.

Elle signale souvent des contrefaçons hollandaises, surtout si elle est employée sans nom de libraire.

 

 Petit à petit, les imprimeurs-libraires revendiquent leurs productions sur la première page. D’abord et le plus souvent par leur marque (vignette gravée sur bois rappelant l’enseigne de l’échoppe du libraire), puis par leur identité et leur adresse complète (nom, ville, rue, description de l’enseigne…). Parallèlement, le nom de l’auteur et le titre de l’ouvrage prennent place dans ce même espace.

 

  

(cliquez sur les images pour les ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

 

En France, c’est une déclaration d’Henri II de 1547, qui rend obligatoire la mention de ces trois informations (auteur, titre, imprimeur) sur la première page de chaque ouvrage vendu dans le royaume. La réglementation est durcie en 1566, face au développement des textes protestants et des pamphlets politiques, en pleines guerres de religion. En effet, Charles IX impose que tout ouvrage, pour ne pas être réputé illégal, soit revêtu du privilège royal. Au départ, le privilège est un patronage royal qui reconnaît à un libraire l’exploitation exclusive des droits commerciaux d’un ouvrage donné. Il devient plus clairement après cette date un moyen de contrôler la production littéraire et d’en systématiser la censure a priori.

 

Fleurissent alors les fausses adresses, souvent sur des essais protestants, qu’ils soient de nature religieuse ou politique.

 

 .  

 Le Jésuite défroqué et son frontispice.

La mauvaise qualité de l'impression est elle aussi souvent synonyme de contrefaçon.

La "Société" dont il est question est bien sûr la Société de Jésus,

c'est-à-dire les Jésuites.

 

 Les règnes d’Henri IV et de Louis XIII, plus tolérants en matière de religion, voient reculer la nécessité pour le libraire de camoufler son identité. L’habitude est cependant prise et la pratique continue. D’autant plus qu’il ne faut pas négliger le poids des censeurs qui accordent l’approbation (assurance que l’ouvrage ne renferme pas de contenu illicite d’un point de vue politique, religieux ou moral), condition préalable à l’obtention d’un privilège.

 

Le XVIIIe siècle sera plus répressif en la matière. La diffusion d’écrits politiques, de critiques de la religion catholique, de textes libertins, etc., souvent réunis sous l’appellation de « livres de philosophie » donnera au siècle des Lumières de nombreux exemples de fausses adresses.

 

 

  

Sous de fausses adresses paraissent non seulement des livres licencieux ou interdits, mais aussi des contrefaçons de livres à la mode. De plus, de nombreux Etats bordant le royaume (Pays-Bas, Suisse et Avignon notamment) ont une législation beaucoup plus souple en matière d’imprimerie. Les contrefaçons et les livres illégaux sont imprimés en nombre dans ces contrées périphériques et distribués en France sous le manteau.

 

 

  

On l’aura compris, la fausse adresse est avant tout un moyen de contourner les lois qui encadrent la production des livres en France (où l’impression illégale est punie de peines de galères et de bannissement) mais pas seulement.

 

 

 

On trouve ainsi régulièrement des livres simplement localisés « à Genève », « à Amsterdam », ou « à Leyde ». Le lecteur de l’époque sait en effet que ces villes sont permissives en matière d’édition (y compris de textes érotiques), qu’on y trouve facilement les ouvrages protestants et que les philosophes s’y réfugient.

Ainsi, nombre d’impressions réalisées en France se revendiquent suisses ou hollandaises, voire anglaises. Localiser sa production dans ces régions constitue une accroche commerciale : l’ouvrage est sensé ainsi avoir échappé à la censure et présenter un contenu plus intéressant, moderne ou « piquant » que des éditions privilégiées.

C’est dans cet esprit que de nombreuses éditions pseudo-hollandaises arborent des copies de la marque à la sphère des Elzevier, fameuse dynastie de libraires.

 

 

 

            Certains contrefacteurs vont plus loin, s’appropriant l’identité d’imprimeurs ayant pignon sur rue comme le parisien Nicolas-Bonaventure Duchesne ou le londonien Jean Nourse. Parfois, une certaine honnêteté pousse le faussaire à ajouter une mention du type « suivant la copie imprimée à Paris par… ». Beaucoup n’ont cependant pas cette délicatesse.

 

  

D’autres imprimeurs localisent leur production dans des lieux parfaitement fantaisistes. On rencontre ainsi régulièrement le nom de cités éloignées n’ayant pas de réelle activité d’imprimerie, comme Pékin ou Constantinople.

On imagine par ailleurs une certaine jubilation des imprimeurs à attribuer une adresse romaine voire vaticane à des pamphlets anti-catholiques ou à des textes érotiques.

 

 

 

Les adresses les plus étonnantes restent cependant les adresses imaginaires. On rencontre régulièrement des livres sensément imprimé « à Villefranche », « Libreville », « Eleuthèropolis », avec parfois des précisions telles que « à cent lieues de la Bastille ». Les noms de libraires eux-mêmes peuvent constituer un programme : il n’est pas anodin d’attribuer l’impression d’un texte philosophique à « Jean de La Vérité », « Philalète » ou « Alexandre Le Vertueux ».

Certains pseudo-libraires deviennent même célèbres : on attribue des centaines d’éditions au soi-disant Pierre Marteau, de Cologne, et à sa famille : on rencontre ainsi les « héritiers de Pierre Marteau », « Adrien L’Enclume, gendre de Pierre Marteau », etc.

 

   
 Deux impressions du pseudo Pierre Marteau qui sont, comme souvent, localisées à Cologne...

 

 
 ...où sa soit-disant famille exerce également.

 

          Les lieux de publications imaginaires attribués aux publications gaillardes ou satiriques tiennent, eux, franchement du canular : L’Histoire des rats ne pouvait guère être imprimée ailleurs  qu’à « Ratopolis » ; le scatologique Plat de carnaval, est publié « A Bonne-Huile, chez Feu-Clair, rue de la Poêle », tandis que Le Parnasse libertin paraît avec l’adresse de « Paillardisoropolis, chez Le Dru, à l’enseigne de Priape ». Citons encore La Berlue, vendue « à Londres, à l’enseigne du Lynx ».

 

   

 

La nécessité des fausses adresses se perd au XIXe siècle, bien que certaines phases répressives, comme sous la Restauration ou le Second Empire, voient réapparaître le procédé. L’un des plus récents exemples présents dans les collections de Tours est une pièce de théâtre, Scapin maquereau, publiée en 1883 « Partout et nulle part, mais dans l’arrière-boutique de tous les libraires. »

 

 

 

 

 



Localisation des images postées sur Instagram

Le compte Instagram que la Bibliothèque municipale de Tours ( https://www.instagram.com/bibtours_patrimoine ) a ouvert pour mettre à l'honneur ses collections patrimoniales a un an depuis peu.

Environ 200 photographies, gravures, dessins qu'il est possible maintenant de retrouver par localisation sur le site uMap.

Si vous souhaitez voir une vue ancienne de la cathédrale Saint-Gatien, de la ville de Loches ou même de la baie de La Havane c'est en cliquant sur le lien ci-dessous que vous pourrez continuer votre exploration :

uMap Patrimoine & Touraine - Val de Loire

 



Les collections patrimoniales de la Bibliothèque municipale sont sur Instagram

Depuis novembre 2015, l'espace Patrimoine et Touraine est présent sur Instagram. Cette application, un des réseaux sociaux les plus populaires après Facebook, permet de partager des photographies et des vidéos.
Première en France à dédier un compte Instagram à ses collections patrimoniales, la Bibliothèque de Tours offre ainsi la possibilité à tout un chacun d'admirer les richesses qu'elle conserve.
 Les photographies postées sur le compte Instagram sont publiées simultanément sur la page Facebook de la Bibliothèque de Tours, offrant ainsi une fenêtre ouverte sur ses trésors patrimoniaux.
 
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