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... sur la page Touraine - Val de Loire de la Bibliothèque municipale de Tours ! 

 

 

Les mille et une vies de la Tour Charlemagne

 

Le Service patrimoine de la Ville de Tours propose depuis le 1er avril la visite et l'ascension des 248 marches de la tour Charlemagne. Profitez-en pour réserver votre place ! La vue du sommet à 360° sur la ville est magnifique et l'édifice fut longtemps fermé au public.

Dans la seconde moitié du XIXsiècle, lorsque le tombeau de saint Martin est redécouvert et que l'on décide, après moults débats, de reconstruire une basilique à la gloire du thaumaturge, la tour ne fait pas l'objet de la même attention. Le monument est utilitaire et utilisé et non point encore considéré comme un vestige du patrimoine à préserver.

C'est à un survol de son histoire, de ses transformations, restaurations et enfin de sa renaissance que nous vous convions, accompagné d'une abondante illustration provenant des collections iconographiques de la bibliothèque.

 

Jusqu'à la période révolutionnaire


 

(Cliquez sur les documents pour visionner les détails)

 

La tour Charlemagne couronnaît le bras nord du transept de la grande collégiale médiévale de Saint-Martin de Tours. Elle apparaît sur le plan ci-dessus en noir, de même que la tour de l'Horloge et d'autres rares vestiges, le reste de l'église, en rouge, matérialisant les parties détruites après la Révolution.

La lithographie, à gauche, nous précise sa silhouette dans les années 1700. Les premiers étages sont traditionnellement datés du dernier quart du XIe siècle, alors que l'étage supérieur percé de baies géminées encadrées de colonnettes est ajouté au XIVe siècle, une fois le choeur reconstruit. Chaque tour est surmontée d'une couverture en pavillon imposante alors que d'autres gravures nous figurent de hautes flèches.

La tradition rapporte que la tour fut élevée au-dessus de la tombe de Luitgarde, épouse de l'empereur Charlemagne, décédée dans la capitale tourangelle en l'an 800 et qu'elle a pris le nom du souverain carolingien.

 

1790-1928, un long siècle d'usages multiples

 

 Seules la tour Charlemagne, la tour de l'Horloge et, pour un temps, la flèche de la tour Saint-Nicolas se dressent au milieu des décombres de la collégiale en cette année 1798. La destruction complète des élévations de la nef et des transepts est achevée en novembre ce qui prive la face sud de la tour Charlemagne de tout contre-butement .

En 1805, deux nouvelles rues sont percées, la future rue des Halles ainsi que la rue Descartes. Les constructions particulières s'établissent le long de ces axes et entourent petit à petit la base de notre monument.

 

 

En 1811, la Ville, propriétaire des lieux, loue le rez-de-chaussée de la tour à un menuisier. Deux ans plus tard, en 1813, les étages sont occupés par une fabrique de plomb de chasse. Voici la tour transformée en tour à plomb, comme la tour Saint-Jacques à Paris.

Le métal est fondu dans un four au dernier étage puis s'écoule du sommet. Du fait de la hauteur, des goutelettes de plomb se forment, refroidissent, durcissent et arrivent en bas sous forme de grenailles dans des bassines remplies d'eau froide. Cette activité provoque régulièrement des incendies auxquels n'échappe pas l'édifice tourangeau ainsi que des fragilisations des structures.

 

 

Les perturbations continuent en 1831 lors du percement d'un puits artésien et l'installation d'un réservoir au rez-de-chaussée. Ce dernier alimente entre autres la fontaine de la place du Grand-Marché et les deux fontaines situées de chaque côté de la tour.

Puis, en 1860, la salle du premier étage accueille un réservoir d'eau de 225 m3 d'un poids trop conséquent pour ne pas endommager l'édifice.

Enfin, le sommet n'est pas épargné. L'administration des postes, télégraphes et télécommunications s'en sert d'antenne-relais en y déposant des potelets chargés de supporter les fils de transmission.

 

"Enrobé à l'extérieur dans une véritable gangue de consolidations et d'adjonctions (...) enclavé dans des immeubles modernes qui ne laissaient voir qu'une partie de ses façades, ses intérieurs étaient envahis, recoupés, cachés et rendus méconnaissables ou inconnaissables par des locaux commerciaux et d'habitation, des aménagements municipaux de dépôts et de réservoirs qui en avaient profondément modifié l'aspect, particulièrement dans les étages inférieurs" remarque Albert Bray, architecte en chef des Monuments historiques, dans la première étude publiée sur le monument en 1931.

 

Les cartes postales des années 1900 s'attardent davantage sur la toute nouvelle basilique Saint-Martin édifiée de 1886 à 1890 sur les plans de l'architecte tourangeau Victor Laloux que sur la tour, en arrière-plan. Sur le document ci-contre, le tramway peut certes circuler dans l'étroite rue Descartes mais  des travaux sont encore à prévoir. Le parvis de la nouvelle église n'existe pas encore, le terrain étant toujours encombré par les murs et les soubassements des  maisons occupant initialement la parcelle.

L'ensemble des travaux ne sera achevé qu'en 1938, soit dix années après la catastrophe de l'écroulement de la façade sud de la tour Charlemagne, le 26 mars 1928.

 

 

1928, vues des décombres de la tour

 

 

 

La fissure visible dès 1927 sur le côté sud de la tour s'élargit et entraîne dans la soirée du 26 mars 1928 la chute de tout ce pan de mur, les pierres bloquant la rue des Halles et emplissant les alentours de poussières. Heureusement, dans cette même journée, des signes annonciateurs de la catastrophe avaient permis l'évacuation des habitants les plus proches, et de fait, aucune victime ne fut signalée.

"L'écroulement, en la scindant en deux dans ses parties supérieures, en faisant tomber une partie des masques de maçonneries successifs qui y avaient été plaqués, en la dégageant des bâtiments qui en enrobaient la base, a pour ainsi dire disséqué cette tour. Il en a révélé les plus intéressantes particularités", commente A. Bray alors que va se poser la question du devenir du monument. 

 

1930-1980, le temps des restaurations

 

 

 

 

Très rapidement, comme nous le montrent les cartes postales, un échafaudage est mis en place pour sécuriser les lieux et soutenir les pans de murs demeurés debout. De provisoire, il restera en place jusqu'en 1936, le temps que les autorités municipales, l'État et son administration des Beaux-Arts arrêtent un projet et le financent. Il est finalement décidé de restituer la silhouette générale de la tour, de déboucher les arcades murées, de déblayer le rez-de-chaussée, de dégager la base de toutes constructions, de poser des balustrades pour délimiter l'espace et de remettre en état les différentes salles intérieures.

Une association de défenseurs du patrimoine les Amis de la tour Charlemagne va oeuvrer à la bonne marche du chantier et à son financement. Créée en décembre 1931 à l'initiative de Georges Collon,

conservateur de la Bibliothèque municipale, les travaux débutent enfin, dix ans après l'effondrement partiel de l'édifice.

Un riche ensemble de peintures murales est mis au jour laissant supposer que toute l'église devait être peinte.

La guerre de 39-45 interrompt le chantier pour de nombreuses années. La tour ne retrouve toute son intégrité qu'en 1964 sous la direction de l'architecte en chef des Monuments historiques, Bernard Vitry, et la pose sur la façade sud reconstruite en moellons apparents sur la structure en béton, de la sculpture de Georges Muguet représentant la Charité de saint Martin.

La carte postale ci-contre témoigne d'une étape intermédiaire dans la restitution du côté sud de la tour. On y découvre les structures intérieures consolidées par du béton armé et les étages clairement renforcés.

 

 

 

 

Ces vues actuelles de la salle du premier étage et de la salle supérieure font apparaître distinctement les parties médiévales et les surfaces reconstruites.

 

Et maintenant ?

 

La Ville n'a pas attendu les célébrations de 2016 marquant le 1700e anniversaire de la naissance de saint Martin pour préserver le patrimoine architectural et culturel lié à l'évêque de Tours. Le site de l'ancienne abbaye de Marmoutier fait l'objet d'une étude poussée et d'une mise en valeur, la réouverture du musée Saint-Martin est annoncée pour le courant de cette année et notre malmenée tour Charlemagne a retrouvé de sa superbe.

Fermée au public depuis 1972, elle a pu recevoir ses premiers visiteurs aux Journées du patrimoine 2013. Depuis, les ouvertures au public sont devenues régulières. Le site représente un atout touristique évident, d'une grande valeur historique, spirituelle et morale, autour de la notion de partage citoyen.

 

**********************************************

Références iconographiques (dans l'ordre d'apparition) :

- L.A. Tours. Saint-Martin. Est. 1

- L.C. Tours. Saint-Martin. Est. 3

- L.B. Tours. Tour Charlemagne. Est. 3

- Extrait du Bulletin de la Société archéologique de Touraine, tome 24, 1928

- Lot de cartes postales, fonds de la Bibliothèque municipale de Tours

- Extrait du Bulletin de la Société archéologique de Touraine, tome 25, 1931

- Photographies V. Regnier



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Touraine : quelques liens

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Conseil régional Centre Val de Loire    Conseil départemental d'Indre-et-Loire

 

 

 Société archéologique de Touraine   Archives départementales d'Indre-et-Loire

 

 

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(inscription à l'accueil, nombre de places limité à 20 participants)