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... sur la page Touraine - Val de Loire de la Bibliothèque municipale de Tours ! 

 

De belles élégantes dans le vent : les éoliennes Bollée

 

 

                   

           En vous promenant à travers la Touraine vous ne manquerez pas d'apercevoir l'élégante silhouette d'une éolienne Bollée dans le parc d'un château, d'un grand domaine agricole ou même au cœur d'un village pour alimenter un lavoir comme à Dolus-le-Sec, Sorigny ou Saint-Branchs.

 

 

 

 

 

Mais c'est surtout la grande bourgeoisie qui, en cette seconde moitié du 19e siècle, souhaite alimenter en eau courante ses propriétés, ses jardins ou ses exploitations agricoles comme à la ferme de Marolles à Genillé, qui possédait trois éoliennes.


 

      Ernest-Sylvain Bollée, descendant d'une famille de fondeur de cloche installée au Mans, dépose son premier brevet d'invention pour une machine éolienne hydraulique en 1868.

 

 A cette époque « éolienne » n'est encore qu'un adjectif, ce n'est que vers 1885 qu'il devient un nom commun. On le trouve dans le Larousse pour la première fois en 1907.

Ce brevet fut complété par son fils Auguste en 1885, puis vendu ainsi que l'usine en 1898 à Edouard-Emile Lebert.

Le type d'éolienne inventée par Ernest-Sylvain Bollée servait au pompage et à l'élévation de l'eau. Elle fut produite dans les usines du Mans de 1872 à 1930 à environ 500 exemplaires qui furent principalement installés en France.

 Le catalogue de vente proposait trois types d'éoliennes de tailles différentes, le diamètre des roues pouvait varier de 2m50 à 5 m, et le prix de 3.300 à 6.200 francs or.

Cette somme ne comprenait pas les travaux annexes d'aménagement : maçonnerie et terrassement pour les haubans, creusement des puits et bassins, édification d'un petit bâtiment abritant les pompes.

 

 

  Avec une soixantaine d'éoliennes le département d'Indre et Loire était celui qui en comptait le plus. Bon nombre d'entre elles furent démontées, 27 sont encore visibles aujourd'hui.

 

Les éoliennes Bollée sont constituées d'une colonne centrale en fonte maintenue par des haubans et autour de laquelle s'enroule un escalier menant à une plateforme située sous les roues appelée « galerie de service » et permettant l'accès aux différents mécanismes afin d'en assurer l'entretien.

 


 

Les deux roues tournant sur le même axe sont munies de pales, l'une est fixe (stator), l'autre est mobile (rotor), leur orientation se fait grâce à une petite roue à aillettes, appelée « papillon d'orientation » qui joue le rôle de gouvernail, permettant à l'éolienne de toujours se trouver face au vent, d'en réguler la vitesse, voir de stopper l'éolienne en cas de tempête.

 

 

La force du vent mobilise un arbre de transmission situé dans la colonne, qui par un jeu d'engrenage actionne une ou plusieurs pompes abritées dans une petite construction attenante. L'eau ainsi pompée est stockée dans des réservoirs, des bassins et acheminée par canalisations jusqu'au château, aux dépendances et jardins.

 

 

L'énérgie éolienne fut peu à peu délaissée au profit de l'éléctricité mais certaines éoliennes ont fonctionnné jusque dans les années 1960.

Beaucoup de soins et un véritable souci esthétique étaient apportés dans la réalisation des éoliennes : marches en fonte ajourées, ballustre en fer forgé autour de la plateforme, lettres de style art déco pour les quatre points cardinaux, grande girouette au sommet pour repérer facilement l'orientation du vent. Le local abritant les pompes était lui aussi soigné, souvent en briques et parement de pierres, recouvert d'ardoises.

 

 

 

Ces belles élégantes sont aujourd'hui le symbole d'un patrimoine industriel original et unique qu'il faut protéger, entretenir, et faire découvrir.

 

 

 

 

 

Des associations au sein de certaines communes comme Esvres-sur-Indre, Sorigny, Dolus-le-Sec ou  Cinq-Mars-la-Pile se sont lancées dans la restauration et la mise en valeur de leur éolienne et les font visiter lors des journées du patrimoine.

 

 

 

Références bibliographiques

 

Le Val de l'Indre, n°10, 1998. Per 2152

 

Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Tome LVI, 2010. Per 078

 

Le Magazine de la Touraine, n° 120, automne 2011. Per 1665

 

Ambacia, n°8, 2010. Per 1882

 

La Loire et ses terroirs, n° 75,  hiver 2010-2011. per 2382

 

Briais, Bernard "Trésors oubliés de Touraine" . T 914.454 BRIA

 

Crédits photos: 

 

 - Cartes postales, collections de la Bibliothèque municipale de Tours

 - Photos : Bibliothèque municipale de Tours



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