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Au cœur des volcans

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Un film qui nous convaincra sans mal de deux faits déjà solidement établis : Werner Herzog est un insurpassable documentariste et les époux Kraft ont succombé à leur folie – folie pour les volcans, pour la découverte, le risque, la traque de l’image ultime. De fait, la thèse du film est qu’ils étaient davantage des cinéastes que des savants. Alors que leurs films ont bercé notre jeunesse, le choix judicieux d’Herzog nous met devant l’évidence : la poésie et la beauté de leurs images nous avaient échappé – et là nous recevons en pleine figure la personnalité inimitable de leur regard d’artistes. On notera somme toute assez peu d’images de volcans tout au long de ce film qui parviendra néanmoins à nous régaler de plans splendides et nous émouvoir devant le destin tragique de ces infatigables risque-tout qui nous ont tant fait rêver. Mention spéciale à ce plan vertigineux, qui résume bien l’esprit du film : les vulcanologues hissent un véhicule hors d’une faille dans une jungle luxuriante ; un plan qui semble extrait d’un remake de Fitzcarraldo, film délirant d’un certain Werner Herzog… Une œuvre unique en son genre et dont on sort extrêmement éprouvé entre effroi, émerveillement, incrédulité et émotion. Du très grand cinéma. G. V.

Au cœur des volcans

Requiem pour Katia et Maurice Krafft
Auteurs :
Herzog, Werner (1942-....) Metteur en scène ou réalisateur
1 DVD-R (1 h 21 min.) : 16/9, coul., (PAL), Son. (Stéréo; français)
Note générale : Langue : anglais. Sous-titres : français.
Tous deux originaires d'Alsace, Katia Conrad et Maurice Krafft, géologues et volcanologues passionnés, se rencontrent en 1966 pour ne plus jamais se quitter. Pendant vingt-cinq ans, le couple parcourt le monde pour étudier, mais aussi photographier et filmer, tous les volcans actifs de la planète dans les conditions les plus extrêmes. Éruption de l'Eldfell en 1973, du mont Saint Helens en 1980, du Nevado del Ruiz en 1985... jusqu'à leur mort tragique le 3 juin 1991, emportés avec quarante et une autres personnes, par une coulée pyroclastique sur le flanc du mont Unzen, au Japon : ils capteront Ð Maurice avec sa caméra, Katia avec son appareil photo Ð une vaste somme d'images d'une beauté stupéfiante. Par cette immersion dans les archives cinématographiques du couple, Werner Herzog complète son œvre documentaire consacrée aux volcans, commencée en 1977 avec "La Soufrière" et poursuivie en 2016 avec "Au fin fond de la fournaise".
Disponibilité Section Médiathèque Localisation Cote
Disponible Musique et Cinéma Médiathèque François Mitterrand 1er étage - Espace Cinéma - Documentaires FD 551 HERZ
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Un film qui nous convaincra sans mal de deux faits déjà solidement établis : Werner Herzog est un insurpassable documentariste et les époux Kraft ont succombé à leur folie – folie pour les volcans, pour la découverte, le risque, la traque de l’image ultime. De fait, la thèse du film est qu’ils étaient davantage des cinéastes que des savants. Alors que leurs films ont bercé notre jeunesse, le choix judicieux d’Herzog nous met devant l’évidence : la poésie et la beauté de leurs images nous avaient échappé – et là nous recevons en pleine figure la personnalité inimitable de leur regard d’artistes. On notera somme toute assez peu d’images de volcans tout au long de ce film qui parviendra néanmoins à nous régaler de plans splendides et nous émouvoir devant le destin tragique de ces infatigables risque-tout qui nous ont tant fait rêver. Mention spéciale à ce plan vertigineux, qui résume bien l’esprit du film : les vulcanologues hissent un véhicule hors d’une faille dans une jungle luxuriante ; un plan qui semble extrait d’un remake de Fitzcarraldo, film délirant d’un certain Werner Herzog… Une œuvre unique en son genre et dont on sort extrêmement éprouvé entre effroi, émerveillement, incrédulité et émotion. Du très grand cinéma. G. V.

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